Lucile Notin, petite artiste « singulière »…

Et par singulière, j’ai envie de rattacher cette belle découverte du jour à ma passion pour l’Art Brut…

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Je vais entièrement copier-coller la présentation de Lucile par sa maman que l’on peut lire sur leur site internet qu’il faut absolument aller visiter : http://www.latribudelulu.com/index.html

 » Lucile aime dessiner et plein d’autres choses !

Lucile Notin-Bourdeau est née en 2002 à Paris et vit sur Avignon depuis ses 7 ans.

Elle aime les gens, le cinéma, la musique en tous genres (et la guitare électrique en particulier), chanter et faire du beat box, jouer seule avec des poupées, danser, les sorties festives, la bonne bouffe, les livres en images (d’arts ou pour enfants), les voyages et les chats mais plus que tout, Lucile aime dessiner.

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Une petite fille singulière

Elle a visiblement tout d’une enfant comme les autres, mais sa réalité à elle ne ressemble pas à celle annoncée dans le scénario.

En raison d’une singularité très prononcée et d’un comportement hors norme, les portes de l’école lui sont restées fermées. Néanmoins, l’utilisation du stylo n’a jamais été un souci pour Lucile, une acuité qu’elle n’a de cesse de perfectionner depuis son plus jeune âge. Elle commença par des points,des points partout puis vinrent des exquises de ronds, des ronds fermés et enfin des points dans des ronds. Oh! Un bonhomme.

Depuis, le dessin est devenu une activité quotidienne, la seule capable de la captiver durant des heures. Globe trotteuse de la pensée, elle construit chaque jour en images les carnets de ses voyages entre deux mondes, entre deux réalités. Comme pour mieux nous comprendre, Lucile retransmet par le trait ce qu’elle peut observer de nous et apprendre ainsi à se repérer dans une foule de personnages qui ne lui ressemblent pas.

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Sous un angle de prise de vue qui semble lui être bien plus cohérent, elle instaure alors un dialogue avec elle-même en faisant défiler sous ses yeux le film de sa vie (rêvée ou vécue). Lucile parle mais le dessin lui permet d’exprimer de façon plus évidente ce qu’elle ne parvient pas à verbaliser comme ses désirs, ses peurs, ses questions, ses pensées et ses émotions.

Les dessins de Lucile

Le motif ne semble pas être prémédité, le trait appelant sa suite et… ainsi de suite.

Lucile griffonne entre 50 et 200 dessins par jour avec une rapidité étonnante. Elle dessine n’importe où, dans n’importe quelle attitude et l’ordre de l’exécution semble totalement abstrait (pour nous). La voir faire est étonnant, car on ne sait jamais avant la fin ce qui nous attend. Pendant qu’elle œuvre, Lucile parle d’évènements fictionnels ou vécus en vivant les émotions que cela lui renvoi. Souvent, elle raconte plusieurs histoires sur un même personnage en le modifiant au fil du trait, comme si le dessin évoluait sous ses yeux sans qu’elle sache à l’avance ce qu’il va lui raconter. Parfois, ses dessins ne sont pas finis, par choix, insatisfaction ou distraction, elle en exclue certains éléments avant d’entamer aussitôt une autre feuille.

Elle n’utilise quasiment jamais de couleur et le bic noir reste son outil préféré, le support quand à lui, semble ne pas avoir d’importance pour elle . Ah oui, j’oubliais, Lucile ne dessine que du figuratif, des personnages, uniquement des personnages humains. Des accessoires ou des animaux peuvent être rajoutés aux acteurs de ses « histoires », mais le décors est presque toujours absent (ou transparent). Les feuilles volent, s’éparpillent autour d’elle,le trait est précis, vif, compulsif même. Elle est dans le faire et une fois le dessin fini, celui-ci est oublié, elle ne le regarde plus, ne veut plus le regarder et même encadré, elle n’y accorde aucune attention et se prête difficilement au jeu du commentaire. Une seule envie la poursuit, en faire un autre, encore un autre.

A l’âge de quatre ans, Lucile endossait officiellement le rôle de l’autiste . La même année naissaient ses personnages de papier…

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Nous vivons tous dans des réalités qui nous ressemblent et si certaines semblent plus éloignées des autres, c’est ensemble que nous participons à raconter la même Histoire. Ainsi, sur une même scène, lorsque la caméra filme un personnage en gros plan ou qu’elle est axée en plongée sur l’ensemble de la foule, ce qui nous est donné de voir est totalement différent. C’est un peu ça la singularité : un regard différent posé sur un même monde.

Eugénie Bourdeau,

la maman de Lucile « 

DONC il faut VRAIMENT aller voir le site, avec les dizaines de dessins de l’artiste, et autres publications fort intéressantes!!!! : http://www.latribudelulu.com/index.html

Dire qu’il y a presque un an jour pour jour, j’avais un coup de coeur pour les peintures colorées de Iris Grace… https://ooosophiemaraisooo.wordpress.com/2014/11/02/mon-coup-de-coeur-iris-grace/

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