Le sculpteur syrien Nazir Ali Badr raconte l’exil avec des galets…

Mon coup de cœur de la journée! La découverte des œuvres de Nizar Ali Badr.

Ce sont surtout ses œuvres subtiles racontant l’exile qui m’ont interpelées… Les galets humanisés portent le fardeau de la fuite, et se font des câlins de l’espoir…

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Et comme j’ai trouvé un magnifique article, avec une plume qui me parle vraiment, j’ai juste fait un copié-collé…

Voici le lien vers la page : http://www.kedistan.net/2015/10/04/les-pierres-de-lartiste-syrien-nizar-ali-badr/

Et donc le texte de la bloggeuse-auteure-traductrice Naz Oke:

Le sculpteur syrien Nizar Ali Badr est un homme discret. Les mots ne sont pas son truc. Lui c’est les pierres.

11143458_1641144889489161_2478262250651338356_nJe ne sais rien de lui, ni d’où il vient exactement, ni où il est juste maintenant. Je trouve sa trace sur deux, trois sites turcs. Emus par ses compositions sur les réfugiés syriens, ils présentent Nizar Ali comme “migrant”.

Sur son Facebook je vois qu’il habite à Lattaquié en Syrie. Y est-il encore ? Sinon, où il a atterri ? J’aurais voulu tellement en savoir plus. Je ne parle pas l’arabe. J’essaye alors désespérément de déchiffrer ses rares mots en traduisant avec des outils médiocres. Malgré l’approximation des traductions, je ressens la sagesse, la simplicité, une immense amour pour l’humanité, et l’espoir. Ces mots rejoignent totalement la poésie qui découle de singulières pierres, touchées par les mains d’artiste.

Je finis enfin par trouver quelques photos de lui, fondues au milieu d’une inimaginable collection de compositions de galets et de pierres sculptées.

Nizar Ali, raconte la vie.

Nizar Ali raconte la vie avec des pierres.

Je suis sûre que vous avez quelques cailloux chez vous. Nous en avons toutes et tous. Quelques unes de ces pierres que nous avons ramassées à toutes les époques de notre vie, souvent sans savoir pourquoi. Celles qui ont rempli nos paumes d’enfant, celles qui ont titillé nos yeux d’adulte, celles que nous avons oubliées au fond d’une poche au retour à la maison. Et celle que nous voulons absolument garder, qui est posée sur un meuble. Notre préférée.

Mais pourquoi donc  ramasse-t-on des pierres ? Pourquoi on ne peut pas s’empêcher ? On la voit, sur le sol, sur le sable, parmi d’autres. On la voit, elle. C’est un réel rencontre. Quelque chose en elle nous parle. Sa forme, sa couleur, ses dessins, sa texture, la façon dont elle brille ou non d’ailleurs. On tend la main et on la prend. Le toucher… Comme dans une histoire d’amour. Ce n’est pas pour rien que les manchots offrent des galets à leur partenaire avant de s’accoupler.

Nos pierres collectées nous racontent des histoires intimes que seuls nous connaissons et parfois sans pouvoir les exprimer avec des mots.

Celles de Nizar Ali, racontent la Vie.

Tout ce qui fait partie de la Vie est là… Les gens, l’amour, les enfants, la joie… La tristesse, le malheur, la guerre, la mort, et l’exil aussi…

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