Un atelier « découvre l’empathie » ?

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L’empathie est la capacité à ressentir la douleur (morale, physique, psychologique, émotionnelle) de l’autre sans se confondre avec lui. C’est la possibilité de se connecter à cette douleur tout en restant à distance. Et pour pouvoir se connecter à cette douleur de l’autre, il faut avoir développé la possibilité de se connecter avec ses propres douleurs internes… tout en restant à distance. Être dans l’observation de ce qui se passe, de ce qui se joue avec cette douleur exprimée, et qui résonne dans le miroir de notre propre conscience.

Cette compétence est-elle naturelle ou acquise? Vaste débat entre les théories psychanalytiques, cognitivo-comportementalistes, neuropsychologiques, théorie de l’attachement… (qui ne s’opposent pas forcément).

Le comportement antagoniste à l’empathie dans la relation humaine, c’est la violence… (morale, physique, psychologique, émotionnelle).J’ai particulièrement été en accord avec cette remarque de Serge TISSERON à propos de la violence (retranscription écrite d’un discours oral issu de la vidéo ci-jointe!):

« Mais à mon avis le problème est très mal posé, parce que, le plus souvent, on se demande comment réduire la violence, éventuellement en repérant les comportements agressifs, en les punissant, mieux ou différemment… Je crois que c’est mieux poser le problème. Il faut savoir comment augmenter l’empathie. Il ne faut pas savoir comment réduire la violence, mais comment augmenter quelque chose qui s’oppose à la violence. »

Donc en fouillant sur le net d’éventuels jeux de rôles pour travailler l’empathie auprès des enfants, je suis tombée sur Le Jeu des Trois Figures, développé par Serge TISSERON, psychiatre, docteur en psychologie et habilité à diriger des recherches à l’Université Paris VII Denis Diderot. Il est proposé à la base pour des enfants de maternelle, mais par expérience, tout à fait adaptable à des Grands.

Le Jeu des Trois Figures :

 – Demander aux enfants / jeunes de choisir une scène de violence. MAIS surtout pas une scène qu’ils ont pu vivre eux-même! Il est vraiment important qu’ils soient détachés de ce qui va se jouer. Une scène lue dans un livre/une BD ou vue à la TV (ça ne manque pas). Il ne s’agit pas forcément de violence physique…

 – Trois enfants doivent se porter volontaire : pour la victime, pour le « criminel », pour le sauveur, et ils jouent la scène.

– Ils changent ensuite de rôle et REJOUENT exactement la même scène. chacun doit passer par les 3 personnages.

Je trouve qu’il peut être intéressant de les faire parler de ce qui s’est passé, de ce qu’ils ont ressenti en étant dans les différents rôles.

M’est avis que la présence du psychologue lors de cette séance si l’on est en ITEP ou en MECS / FDE peut être particulièrement nécessaire riche.

Voici une vidéo illustrant Le Jeu des Trois Figures (en Maternelle)

Comment accueillir les émotions qui peuvent survenir même lorsque la scène choisie est décontextualisée de la vie de l’enfant? Et les actes qui peuvent se manifester? J’aurais envie de répondre… avec empathie… et / ou toutes les techniques de gestions de conflit que l’on connaît et pratique au quotidien, chaque fois qu’émerge le symptôme du mal-être…

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