La discipline positive … appliquée à l’éducation spécialisée (?)

C’est un concept qui a le vent en poupe dans le milieu des méthodes éducatives alternatives, qui concernent – pour le moment mais tout évolue!!! – essentiellement la parentalité ou l’enseignement… Je suis donc allée chercher sur les sites américains d’où provient le concept de « positive discipline » et j’ai adapté les 10 « préceptes » pour un public d’enfants / adolescents en milieu spécialisé…
Ce n’est pas exhaustif.
C’est teint de subjectivité…
C’est parfaitement assumé…
écouter

1) Apprenez à connaître l’enfant en l’observant et en l’écoutant, tentez de vous détacher du « dossier » tout en maintenant à l’esprit qu’il est devant vous avec des difficultés.

=> Son tempérament, son caractère

=> Ce qu’il aime, ce qu’il déteste

=> Ses différentes réaction

=> Ce à quoi il aspire, ses buts, ses désirs

2) Apprenez ce qui est « normal » : il existe aujourd’hui des informations gratuites grâce à internet !

=> Les stades de développement de l’enfant

=> Les problématiques de l’adolescence

  • Changements physiologiques, hormones
  • L’ouverture au monde et le début de l’autonomie
  • La nécessité de la socialisation

=> Les connexions neuronales ne cessent de se créer tout au long du développement de la naissance à la fin de l’adolescence…

=> Dans la petite enfance, les réactions vives sont normales. Elles prouvent que l’enfant est envahi par des sentiments qu’il ne peut pas contrôler. Il est important de les accompagner en les nommant (tu es triste / frustré / en colère / fatigué…) sans pour autant répondre à la « crise »

=> Le cerveau est « plastique », il est malléable et peut se transformer… Rien n’est figé, rien n’est définitif.

=> Il est rare que les enfants et les adolescents aient le vocabulaire adéquat ou la connexion suffisante à leurs ressentis pour verbaliser ce qu’ils ressentent. Alors on parle de « passage à l’acte »

3) Vous êtes toujours un modèle, et les enfants des éponges…

4) Vous devriez savoir vous centrer, regarder en vous, et vous remettre en question

=> Faire un travail sur soi, communiquer, pratiquer une supervision,

=> Lorsque un enfant l’insulte, ce n’est pas contre l’adulte… C’est l’expression d’un besoin non satisfait de l’enfant qui s’exprime. Ne pas prendre pour soi l’insulte (tout en exprimant le désagrément causé par le manque de respect!), ne pas réagir en étant plus violent, permet de trouver une solution au conflit. Et s’interroger « pourquoi ai-je envie de réagir avec tant de violence moi aussi ? Pourquoi si c’était un autre enfant, cela ne m’aurait pas autant blessé ?»

5) Vous devriez tenter de tout faire pour comprendre le monde à travers le point de vue de l’enfant

6) Vous pourriez essayer de parler clairement et de façon affirmative / positive

=> Exprimer clairement les requêtes « Tu dois débarrasser ton petit déjeuner »

=> Donner des choix positifs « Tu préfères t’habiller en premier, ou aller faire ta toilette ? »

=> Accompagner les résistances avec empathie en verbalisant les émotions que peuvent ressentir les enfants / les jeunes. « C’est difficile d’être obligé de rentrer alors que les copains peuvent rester dehors un peu plus longtemps. Tu dois te sentir frustré, voire furieux contre moi ( / contre les éducateurs) . Si tu veux, pour la prochaine fois, on peut convenir d’une solution qui convienne autant à toi qu’à moi ( / qu’aux éducateurs)»

7) La discipline est une opportunité pour apprendre, pas pour punir

8) Les enfants et les jeunes ont besoin de créer de véritables liens avec les adultes qui s’occupent d’eux

=> Passer un temps quotidien plus ou moins long rien que pour eux, seuls ou en petit groupe

=> Trouver le temps de rire, de s’amuser,

=> Toujours proposer une écoute bienveillante et empathique dénuée de leçons de morale

9) Cherchez des solutions au conflit plutôt que de punir

10) Communiquez avec des intentions de bienveillance, pas avec de la peur

=> Croyez au meilleur pour les jeunes, mettez en avant leurs qualités, leurs compétences, leurs atouts, dirigez-les vers l’épanouissement

=> 77% de notre discours intérieur est négatif. Ayez conscience de ce qui se passe en vous… Transformez-le, guérissez (c’est mieux pour tout le monde!), mais surtout faites tout pour ne pas le reporter sur ce jeune qui n’est pas responsable de votre vie et de vos émotions.

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